A l preuve du tempsAbstract

Le système éducatif en Belgique francophone, officiellement nommée Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), a fait l’objet de nombreuses études et publications mettant en avant l’existence de ségrégations sociales marquées et les conséquences de celles-ci sur les résultats du système (Crahay 2000 ; Demeuse & Baye 2007 ; Demeuse & Friant 2010). Du fait de la liberté d’enseignement, qui autorise différentes instances à organiser des écoles financées, dans le même temps qu’elle autorise un libre choix de l’école par les élèves et leurs parents, ce système éducatif se présente comme un quasi-marché scolaire (Le Grand 1991 ; Maroy 2006). Dans ce quasi-marché, on assiste, de fait, à une séparation des publics scolaires selon leur milieu socioéconomique et leurs performances académiques (Crahay 2000 ; Demeuse & Baye 2007 ; Demeuse & Friant 2010). Cette ségrégation, liée dans le même temps à l’origine de l’élève et à ses résultats scolaires, pose un problème majeur, en termes d’équité, pour un système dont l’une des principales missions est d’« assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale » (Décret Missions 1997, 4).
Entre déterminisme et modèle du choix économique, il existe actuellement peu d’études scientifiques focalisant leur intérêt sur l’impact du choix de l’école sur les ségrégations socioéconomiques entre écoles en Belgique francophone. Dans cette communication, nous poursuivons ainsi l’objectif de modéliser ce choix de l’école et d’en examiner l’influence sur la ségrégation, sur la base d’un modèle multi-agents construit à partir des données réelles.

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